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07.12.2006
Villepin, Sarkozy et l'Afrique

Cette article de Marianne http://www.marianne-en-ligne.fr/exclusif/virtual/... nous montre le peu de convictions gaullistes (s'il en était encore la peine !) que posssède Nicolas Sarkozy.
En visite au Tchad, en Centrafrique et en Afrique du Sud, Dominique de Villepin a revendiqué l’héritage gaulliste en affirmant que la France se devait « d’être aux côtés des Africains ».
Coïncidence de calendrier, Dominique de Villepin a commencé sa tournée africaine jeudi 30 novembre, jour officiel de la déclaration de candidature de Nicolas Sarkozy dans les quotidiens régionaux. Une manière pour le Premier ministre de s'éloigner de la vie politique nationale, au moment où son ministre de l'Intérieur a choisi d'officialiser, enfin, sa candidature. Mais pas seulement. Les divergences sur la politique française en Afrique sont un nouveau chapitre de la rivalité entre les deux hommes. Avec en ligne de mire, la légitimité de l'héritage gaulliste, indispensable aux candidats – potentiels ou déclarés – de l'UMP à la présidentielle.
La tournée africaine de Villepin illustre bien cette confrontation. Celui-ci s'est rendu au Tchad et au Centrafrique pour discuter notamment de la crise au Darfour, qui déborde et menace l’intégrité de ces deux pays. Sur la même longueur d’onde que Paris, Ndjamena et Bangui se sont prononcés en faveur du déploiement d’une force hybride ONU-Union africaine à leurs frontières avec le Soudan. Dernière étape de son voyage, l’Afrique du Sud, où Dominique de Villepin s’est prononcé pour un « rapprochement politique, économique et culturel » de la France et du continent africain. Une réaffirmation du rôle de la France à l’heure où elle perd de l’influence au profit de pays comme les Etats-Unis et surtout la Chine.
Le Premier ministre salue aujourd'hui son voyage comme une « avancée diplomatique majeure ». Défendant la « grandeur » d'une France impliquée dans les affaires africaines, solidaire de ses anciennes colonies, Villepin cultive encore le mythe du pré carré français et le fait savoir. En évoquant la « responsabilité spécifique » de la France dans la région, en rappelant qu'il connaît « personnellement » de nombreux dirigeants africains (lui qui a passé une partie de son enfance au Maroc) Villepin affirme une filiation gaulliste – et chiraquienne – en matière de politique africaine.
Sarkozy a un avis bien différent sur la question. L'héritage gaulliste n'est pas son apanage. On se souvient de son voyage tonitruant au Bénin et au Mali fin mai 2006, où il avait ouvertement critiqué la « Françafrique », prônant là encore la rupture ou le désengagement progressif de la France dans les affaires africaines. « La France, économiquement, n'a pas besoin de l'Afrique », avait-il déclaré le 19 mai, au moment même ou était adopté son projet de loi controversé sur l'immigration. Puis c'était à New York, en septembre, où il fustigeait « la grandiloquence stérile » de la diplomatie française lors de la guerre en Irak. Sa conception du rôle de la France dans les relations internationales, de son rayonnement, de son influence, n'a plus grand chose du gaullisme, ce qui n'est pas le moindre des paradoxes pour le principal candidat du parti s'en réclamant.
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Commentaires
Sarkoutine
Au forum de l’UMP Sarkozy a essayé de critiquer le Président Poutine en faisant allusion à l’assassinat d’une journaliste en Russie. C’est le même Sarkozy qui a fait décapiter une équipe de journalistes (en limogeant le directeur de Paris Match) et qui a interdit la publication d’un livre défavorable à sa personne, comme l’ont fait des dictateurs dans d’autres pays et dans d’autres temps.
Qui est le vrai dictateur?
Sarkozy n’est pas un dictateur…encore. Pourrait-il le devenir ? Observons les signes suivants :
-il s’autoproclame le futur (unique) candidat, et veut que les membres de son partie suivent sa décision …sous les menaces et chantages
-il accepte le soutien des autres mais n’a jamais évoqué l’idée de soutenir les autres
-il aime faire des discours qui plaisent au peuple pour s’auto-féliciter que le peuple l’aime (que fera-t-il si par malheur il a le pouvoir un jour et que le peuple ne l’aime pas)
-il utilise la propagande pour diffuser ses discours (et se garde de parler des réels objectifs du lobby sarkoziste)
-il veut que tous les médias parlent de lui (seul Saddam et quelques autres monopolisait autant la presse pour le culte de leur personnalité)
-il fait cultiver son image même auprès des jeunes (on lui fabrique des BD qui font semblant de le critiquer mai veulent le rendre sympathique …)
-il fait diaboliser les minorités pour s’attirer la sympathie du peuple et pour monter dans les sondages (quel honte qu’il n’a pas de mémoire)
-il laisse persécuter tous ceux qui le critiquent
-il crée un régime de favoritisme qui fait que pour survivre il faut collaborer avec lui et adhérer à ses unités, sinon on est fiché et menacé
-il aime transformer la police en une force d’oppression qui fait peur au lieu d’en faire des forces de l’ordre et des gardiens de la paix qui ont la confiance du peuple
-dès qu’il s’est vu Président de la France il a annoncé qu’il faut concentrer plus de pouvoir dans les mains du Président !
-dès qu’il s’est vu Président de la France il a commencé à parler de l’utilité d’un Président pour l’Europe!
…il ne manquerait que qu’il s’arrête de se raser tous les matins !
Oui Sarkozy est une menace pour la démocratie française : si aujourd’hui juste en responsable d’un parti politique il peut menacer, discréditer, persécuter et faire pression sur n’importe qui, crachant un jour sur le gaullisme et sur les acquis des français et se peignant un autre jour le front des couleurs de la France, qu’en sera-t-il s’il arrive par malheur à mettre la main sur le pouvoir présidentiel qui comprend entre autre :
-le pouvoir de nomination (pour mettre des collaborateurs sur les postes clés),
-la politique internationale (pour mettre le feu au monde …rappelons-nous les banlieues),
-les grands programmes militaires (pour servir des lobbies…pas nécessairement français),
-l’avenir de l’agriculture française (que son libéralisme mettrait entre les mains de lobbies sarkozistes),
-l’avenir de la sécurité sociale et du système de répartition (pour drainer silencieusement les économies des français à travers des flux clairs, en anglais ‘clear streams’, …et gare à celui qui ose enquêter !)
et beaucoup d’autres encore !
Peut-on les lui confier ? A qui les donnera-t-il? Quel part lui demanderait le lobby sarkoziste au détriment du peuple français ?
Qui pourrait l’arrêter alors, quand il aura concentré tous ces pouvoirs, avec des collaborateurs dans le presse, le monde des entreprises et le monde financiers qui s’acharnent comme une meute de chiens sur tous les français qui dérangeant, soit par leur patriotisme, soit parce qu’ils veulent défendre et préserver les richesses des français?
1) La gauche « socialiste » ? Non, car elle est contrôlée par le même lobby sarkoziste et ne défend plus les droits du peuple ; leur objectif est de s’assurer que personne d’autre contrôle le pouvoir de vote d’une majorité des français de faibles revenues.
2) Les journaux, télévisions et autres médias (y compris l’internet, depuis votre connexion jusqu’aux serveurs…)? Non, car ils sont entre les mains du lobby sarkoziste sont au service de la démoralisation des français : leur mission est de maintenir et envenimer la discorde entre les français, et de réduire la confiance des français dans la politique pour qu’il néglige le seul pouvoir qui leur reste : leur droit de vote.
Espérons que les français ne le confient pas au lobby Sarkoziste : à droite comme à gauche il y a des vrais patriotes français capables de sauver la France. Qu’il s’agisse de Dominique de Villepin ou de Michèle Alliot-Marie à droite, de Monsieur Bayrou au centre, et d’autres méprisés à gauche, il y a des grands français qui peuvent sauver la France. Il faut résister et sauver la France. La capitulation au lobby sarkoziste n’est pas une option, ni la collaboration comme certains commencent à le faire de crainte d’être avec le perdant. Nous n’aurons pas un deuxième Général de Gaulle, et nous n’aurons pas d’alliés. Nous sommes seuls : 60 millions français qui veulent défendre leur démocratie et leurs droits face à une petite minorité, le lobby sarkoziste, qui veut liquider la France dans un processus de mondialisation et de libéralisation qu’ils manipulent en leur faveur par des méthodes plus que douteuses.
Raymond Hiresh
Paris, France
Ecrit par : Raymond Hiresh | 10.12.2006
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